Compte administratif 2024 : des résultats très positifs salués par les services de l’Etat

C’est lors du Conseil municipal de ce 27 juin que le compte administratif a été voté. Il a été à nouveau confirmé pour la 11ème année consécutive la bonne gestion des finances de la commune avec des indicateurs au vert.

En effet, cet exercice 2024 affiche un résultat de clôture de 11,32 millions d’euros contre 10,94 millions d’euros en 2023, avec des dépenses d’équipements en hausse de 28,8% soit 7,06 millions d’euros en 2024.

Ce bilan comptable qui est exceptionnellement bon, est le fruit d’efforts continus pour gérer au mieux, depuis plus de 10 ans les finances communales, malgré les crises successives et le contexte actuel particulièrement contraint. Monsieur Garrigue, inspecteur des finances publiques et conseiller aux décideurs locaux est intervenu pour présenter une analyse financière de la commune, qui corrobore en tous points les excellents résultats obtenus en matière de gestion budgétaire.

La preuve en chiffres :

L’épargne brute, constituée par la différence entre les produits réels et les charges réelles de fonctionnement, augmente chaque année pour atteindre 6,64 millions d’euros en 2024 contre 5,72 millions d’euros en 2023 et 5,4 millions d’euros en 2022.

Le taux d’épargne brute est le rapport entre l’épargne brute et les recettes réelles de fonctionnement. Les recommandations indiquent qu’un taux satisfaisant est supérieur à 10%, et idéalement à 15%. En 2024, il s’élève à 24,5%, contre 22,3% en 2023 et moins de 1% en 2014.

La capacité de désendettement est le rapport entre l’encours de la dette et l’épargne brute. Elle s’établit à 0,88 an en 2024 contre 1,1 an en 2023 et pour rappel 57 ans en 2014 (ce chiffre s’explique par une épargne brute si faible en 2014, au dénominateur, que le ratio était dégradé de manière très importante).

C’est ainsi qu’aujourd’hui les principaux ratios financiers traduisent l’excellente santé financière de la commune. En effet, la commune a, non seulement procédé au « redressement spectaculaire » de ses finances pour reprendre les termes exacts du rapport de la Chambre Régionale des Comptes de juin 2020, mais présente un bilan comptable toujours meilleur chaque année.

Leviers mis en œuvre :

2 principaux leviers sont actionnés pour réaliser des économies et optimiser l’autofinancement :

Les charges à caractère général, c’est-à-dire celles qui permettent à la commune d’assurer son fonctionnement quotidien (contrats de prestation de service, fluides, énergie, maintenance, assurances, frais d’entretien des locaux et bâtiments, achats de petits matériels et fournitures) présentent un levier d’action important à travers :

–   Une politique d’achats efficace et optimisée

–   Un budget constant dès que cela est possible malgré l’inflation

–   Des mesures d’économie au quotidien (eau, énergie, fournitures) grâce à une adhésion des agents municipaux

–   Des retours sur des stratégies d’investissements tels que notamment :

o   le relamping LED

o   le juste choix économique entre acquisition et location (véhicules et matériels)

Ces leviers ont permis d’atténuer la forte hausse de certains postes de dépenses (en particulier la taxe foncière que paye la commune, le marché de nettoyage de la ville, les fluides et l’alimentation) grâce à une démarche active de recherche d’économies dans le fonctionnement quotidien de la mairie.

Les dépenses de personnel sont moins élevées aujourd’hui qu’en 2014 (en euros constants). En effet, grâce à une optimisation et une rationalisation des moyens humains depuis 10 années avec notamment le non-remplacement de certains départs à la retraite, la commune accomplit le tour de force de diminuer légèrement sa masse salariale en 10 ans malgré la hausse automatique des salaires en raison du Glissement Vieillesse Technicité (GVT : correspond à la variation de la masse salariale à effectif constant, c’est-à-dire les avancements d’échelons et de grades, la revalorisation du point d’indice ainsi que les changements de cadres d’emplois).

Le montant des charges de personnel s’établit en 2024 à 10,72 millions d’euros alors qu’en 2014, la masse salariale s’élevait à 10,55 millions d’euros soit 12,65 millions d’euros en euros constant (source INSEE). Ce poste de dépenses reste ainsi toujours bien inférieur en 2024 comparé à 2014 de 16,6%.

Des recettes réelles de fonctionnement en hausse :

Principales ressources de la commune, elles doivent permettre de payer les dépenses de fonctionnement et de prendre en charge les dépenses d’investissement.

Entre 2023 et 2024, ces recettes ont augmenté de 1,4 millions d’euros soit +5,5% du fait essentiellement d’une activité économique soutenue.

Un niveau d’investissement important en 2024 :

En 2024, les investissements réalisés ont atteint 7,06 millions d’euros, en hausse de 1,58 millions d’euros par rapport à 2023 soit +28,8%.

Les 7,06 millions d’euros concernent principalement les postes de dépenses suivants :

–   le relamping LED

–   des études pour les grands projets 2025/2026

–   des aménagements paysagers et du littoral

–   des travaux sur la voirie

–   des travaux sur les bâtiments publics

–   des aménagements et agencements de terrains

–   des acquisitions de matériels

En 2025, la hausse du niveau d’investissement se poursuit pour atteindre près de 17 millions d’euros au vu notamment des grands projets en cours de réalisation :

–   le stade des Grands Ponts

–   le centre de santé pluridisciplinaire

–   le parc paysager Deferrari

Aucune augmentation des taux communaux d’impôts et aucune suppression d’abattement communal

Depuis ce début de mandat, pour protéger le pouvoir d’achat du contribuable bandolais, la municipalité refuse d’actionner le levier fiscal pour générer des recettes ou de supprimer les abattements en faveur des résidences principales.

Pour rappel, la commune de Bandol est reconnue pour sa qualité comptable et sa situation financière saine. A l’issue de l’examen des comptes de la commune sur la période 2013-2019, la Cour Régionale des Comptes, dans son rapport d’observations définitives du 10 juin 2020, écrit :

 « … la trajectoire de redressement financier suivie par la commune, bien que rapide, a été assez équilibrée. »

« L’action énergique et coordonnée sur les trois leviers (ressources fiscales, baisse des dépenses de fonctionnement, baisse des dépenses d’investissement) a permis un assainissement rapide et spectaculaire de la situation financière à compter de 2015 »

La mandature actuelle réalise pleinement sa mission au profit des Bandolais et des Bandolaises en maximisant les investissements et les services publics à travers la mise en œuvre d’une stratégie budgétaire optimisée visant notamment à minimiser les coûts de fonctionnement.