Le charançon rouge

Lutte contre le charançon rouge du palmier – Mesures obligatoires 

Principaux signes de reconnaissance

L’infestation du charançon rouge apparue sur la région PACA en 2008 touche principalement les palmiers des Canaries (Phoenix canariensis). Tout palmier attaqué et non traité meurt en quelques mois et devient une source d’infestations pour les palmiers voisins.  Plus d’une centaine de femelles peuvent être présentes dans un palmier, chacune pondant entre 200 et 300 œufs.

Depuis le 22 juillet 2010, la lutte pour l’éradication du Charançon Rouge du Palmier (CRP) est obligatoire sur tout le territoire national par arrêté ministériel.

Symptômes et dégâts

En début d’attaque, les palmiers présentent très peu de symptômes apparents. Le charançon ronge l’intérieur de la tête du palmier, qui meurt subitement quelques temps après. Elle peut casser à tout moment sous l’effet du vent, ce qui représente un réel danger.
L’attaque du bourgeon terminal entraine l’affaissement et le dessèchement brusque des palmes, avec souvent une inclinaison anormale du houppier.
Avant la mort du palmier, on peut observer quelques signes discrets d’attaque :
- encoches sur quelques palmes,
- cocons insérés à la base des palmes taillées.

Traitement d’un palmier atteint

Deux possibilités :
- Soit éliminer la partie infestée et traiter 100m autour du foyer et 100m autour de la zone contaminée,
- Soit détruire totalement le palmier si le bourgeon terminal est atteint.
Ce travail ne peut se faire que par une entreprise agréée. Ces travaux doivent être obligatoirement déclarés en Mairie ou au SRAL, qui mettront en place une zone de lutte de 10 km autour du foyer.

 

RAPPEL DES MESURES DE LUTTE OBLIGATOIRE

1. SURVEILLER vos palmiers par un contrôle visuel mensuel,

2. PROTEGER les palmiers par un programme de traitements préventifs,

3. DECLARER les foyers éventuels à la mairie et/ou au Service Régional de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (SRAL) qui effectueront un contrôle et confirmeront le diagnostic,

4. ERADIQUER les foyers d’infestation dans les quinze jours suivant le diagnostic, par une entreprise enregistrée par le SRAL.