Flâner dans le coeur de ville et découvrir des ruelles illuminées, des façades flamboyantes évoquant l’histoire de la ville à travers les personnalités qui ont croisé sa route…

Au rendez-vous de ce parcours exceptionnel réalisé en partenariat avec le Casino de Bandol, une mise en lumière et en musique de l’hôtel de ville, puis une succession de vidéo-mapping (projection monumentale sur façade) et de projection d’images et d’imaginaires capables de nous transporter dans l’histoire de la cité.

Un premier film de mapping sera réalisé par Gabriel Murgue, lauréat de la Fête des images d’Epinal, autour de l’univers de Jacques-Yves Cousteau et des 3 Mousquemers qui ont effectué les premières plongées mondiales en scaphandre autonome à Bandol en 1943.

Un second film de mapping, réalisé par Damien Fontaine, metteur en scène de renommée internationale, nous plongera sur une façade remarquable du quai de Gaulle, dans l’univers des peintres impressionnistes de la fin du XIXème siècle à travers l’histoire de Joseph Ravaisou, ami de Paul Cézanne, né à Bandol.

D’autres lieux présenteront les univers de personnalités marquantes de la vie de Bandol, comme Louis Lumière, Raimu, Katherine Mansfield, ou encore Paul Ricard !

Présentation :

 

Ce spectacle est une ode picturale et graphique à Bandol, un voyage onirique et poétique au creux de son patrimoine culturel, de son histoire, une sorte de ballade fantasmatique dans laquelle se nichent les réminiscences de ses peintres et artistes.

Le bâtiment, soudainement, semble surgir des profondeurs de la mer, et sa façade toute suintante encore de l’eau alentour donne l’impression de tanguer... puis les pierres se mettent lentement à battre, les murs se bombent, et deviennent alors le coeur palpitant de la cité.

Subrepticement, les pierres se déforment, se boursouflent, et forment comme des anémones de lumières, des ondes de cristal. Révélant dans leur sillage des architectures en trompe l’oeil, en illusions d’optique, qui sont autant d’évocation des villas, demeures Art Déco, lieux de villégiatures d’artistes à Bandol. Des silhouettes évadées de lointains passés semblent s’être données rendez-vous ici le temps d’un soir. Une sorte de vigne vierge enserre peu à peu le bâtiment, rampant et se faufilant dans ses moindres interstices naturels.

Le public est ensuite happé jusque dans l’embrasure des fenêtres, pénétrant à l’arrière des décors, vers des horizons entremêlés : l’âme de Bandol se révèle alors au gré d’un travelling imaginaire, dans l’entrelacs de sa végétation d’où éclosent maintenant des symboles et vigies de pierres de la cité... La silhouette de l’île de Bendor accueille enfin  le voyageur, telle la gardienne d’une clairière impressionniste  posée en pleine mer.

Puis des galets donnent la sensation de tomber du ciel, recouvrant toute la façade ; laquelle se révèle  maintenant telle la toile d’un peintre invisible. Des courbes s’élancent alors vertigineusement sur les murs, dans des tons froids, puis chauds, recomposant  comme des arabesques, des formes indicibles en perpétuelle mouvance.

Les oeuvres  de Niollon, Germain, Loubon ou Ravaisou prennent magiquement vie ; certains de leurs éléments s’échappant de leur cadre, comme portés par d’invisibles forces.  Cézanne, Van Gogh ou encore Gauguin s’invitent à leur tour dans cette danse picturale, à travers une chorégraphie de lumières, de reflets, et de mouvements.

La façade toute entière prend son ultime envol jusqu’au nadir, dans un tableau tout en graphismes, en jeux d’ombres et de lumières,. Les pierres s’attirent, se repoussent, s’entrechoquent, l’échine des lieux est parcourue de fulgurances visuelles qui recomposent d’éphémères toiles numériques.