Le moustique tigre ou la lutte anti-vectorielle sur la commune de Bandol 

A Bandol, comme dans toutes les communes de la région, le moustique tigre est bien installé. Sur la ville, aucun traitement insecticide de masse n’est préconisé car il est effectivement non sélectifs et tue tous les insectes.Inefficaces au bout d’une semaine et provoquent des phénomènes de résistance chez les moustiques, ce qui s’avère à terme contre-productif. Il est à noter que 80% des gîtes larvaires (lieux de pontes) sont situés sur des terrains privés. Il s’agit donc d’une lutte individuelle mais également d’une lutte solidaire, dont les effets se ressentiront dès lors qu’elle sera menée par l’ensemble des citoyens.

Madame Lassonery responsable de la cellule gestion des risques sanitaires du conseil départemental, est venue partager des informations avec différentes personnes relais de la commune concernées par le problème, notamment celles en charge de structures fréquentées par un public « sensible » (petite enfance, personnes âgées).

 

"Il existe plus de 3 500 espèces de moustiques. Toutes ne piquent pas l’homme. En revanche, parmi celles qui piquent, certaines sont vectrices de maladies transmissibles à l’homme et/ou aux animaux. Ces maladies génèrent près de 600 000 décès humains par an, ce qui fait du moustique l’animal le plus dangereux pour l’Homme. Les moustiques sont implantés dans le monde entier et ont su s’adapter à des climats très austères. On les retrouve en milieu rural et urbain. Ils ont besoin d’eau pour se développer lors de leur phase larvaire. Et là encore, certains se développent en eau claire, d’autres en eau saumâtre."

 

Ce qu’il faut retenir concernant le moustique tigre :

Originaire d’Asie du sud-est et disséminé aujourd’hui à travers les cinq continents, il est parfaitement adapté aujourd’hui à l’habitat urbain. Il pique le jour (matin et fin d’après-midi) et surtout à l’extérieur, contrairement aux moustiques indigènes qui piquent la nuit. Ses zones de ponte sont les petits gîtes avec de l’eau stagnante et une paroi sur laquelle les œufs sont collés (coupelles, arrosoirs, récupérateurs d’eau, gouttières, etc.) La journée et la nuit, ils se replient sous les feuillages. Chaque femelle vit entre trois à six semaines, pond environ 100 œufs chaque semaine. Les œufs peuvent rester plusieurs mois en état de diapause et se développer lorsqu’ils sont en contact avec l’eau.

 

Ce qu’il faut mettre en œuvre individuellement :

La réduction des gites larvaires consiste à nettoyer et vider tous récipients, objets ou structures pouvant contenir ou retenir de l’eau.
La réduction des gites repos consiste à diminuer les feuillages d’accueil des moustiques adultes.
Les solutions mécaniques et chimiques (pièges électriques, insecticides, capturateurs, …) s’appliquent principalement aux moustiques adultes.

Pour plus d’informations sur le moustique tigre : rendez-vous sur le site www.moustiquetigre.org pour tout savoir sur le moustique tigre (site géré par l’EID Méditerranée, opérateur public de démoustication du Département du Var).

 

Le moustique tigre, vecteur de maladie

Le moustique tigre est un vecteur de maladies à déclaration obligatoire. Chaque année des voyageurs reviennent de pays où circulent ces virus, transmis par les moustiques. En cas de présence de moustiques tigres sur les lieux qu’ils vont fréquenter à leur retour, 

ils pourront leur transmettre les virus pendant quelques jours. Les services d’État et des départementaux veillent à interrompre les chaînes de transmission épidémiques au plus tôt, en intervenant sur le terrain. C’est la lutte antivectorielle, déployée uniquement en cas de risque pour la santé humaine.