Le stade Deferrari, cher à plusieurs générations de Bandolais n’avait jamais connu un tel succès. Sur la pelouse, protégée pour accueillir l’immense scène et les portiques lumière et son, les festivaliers sont venus en nombre, séduits par une programmation à la fois exigeante et éclectique.

Dès le premier jour Alpha Blondy a réuni près de 3000 personnes pour l’ouverture du festival Lunallena : autour de lui, le reggae et le dub avaient un goût revival digne des plus belles scènes.
Phoenix avec son ambiance électro-pop parfaitement rôdée est venu ravir une génération plus jeune qui a l’habitude d’expérimenter les groupes du monde entier.

Les 10, 11 et 12 août, la scène « Deferrari » a donné l’image d’un rassemblement populaire et bon enfant. Chacun a pu retrouver un peu de cette madeleine musicale qui nous fait vibrer à l’unisson.
Véronique Sanson, 50 ans de carrière, une voix magnifique intacte, une présence incroyable et ses mélodies que chacun de nous a en tête, a ouvert le bal. Son dernier album, gorgé de la maturité et de l’expérience d’une grande star de la chanson française, est une perle finement enchâssée dans une pluie de notes, rythmes et accords reconnaissables dès le premier toucher de son piano.
M’Pokora a été sans conteste LA star de ce festival : les jeunes filles l’attendaient avec une impatience non dissimulée. L’excitation était si grande que les mamans avaient du mal à ne pas crier avec leurs adolescentes dans un chorus que l’artiste apprécia à sa juste valeur. Le public, enchanté, repartit en chantant.
N’oublions pas The Avener, révélation et vraie coup de maître des programmateurs du festival. « Le palefrenier du Roi », DJ niçois, a montré qu’il régnait sans partage sur l’électro-house.

De Lunallena aux Aoûtiennes, ce rendez-vous 2017 est une première qui promet de longues années de rencontres et de découvertes, face à la mer, à danser sur la pelouse d’un stade qui déjà résonne comme le nom d’un grand festival.